Sans conscience de classe, pas de lutte de classes. Effectivement, Marx à encore dit vrai, le niveau de conscience de la classe ouvrière détermine le conflit de classes entre les ouvriers et les bourgeois. Inutile de rappeler que ces deux classes sont irréconciliables car chacune possèdent ses intérêts propres qui sont antagoniques les uns envers les autres.
Mais quel est aujourd'hui le constat ?
1. Pas de parti révolutionnaire
2. Aucuns syndicats de lutte des classes
3. Une idéologie bourgeoise qui a transformé, piétiné la science marxiste
Autrement dit les travailleurs sont désarmés et face à un problème n'en voyant ni la solution, ni l'issu.
Récit d'un ouvrier sur le basin industriel de Lacq :
« Je travail dans une grosse usine ou je côtois une centaine d'ouvriers comme moi, nous produisons chaque jour (et même la nuit) des dizaines de milliers de tonnes de produits destinés a l'agriculture (herbicide, pesticide...), des produits dangereux, pourtant la protection du travailleur est minimale. C'est un boulot éreintant, je me demande comment un ouvrier pourrait il étudier Marx ? Je comprends plus facilement pourquoi les masses ont déserté la voie révolutionnaire (surtout en l'absence d'un parti). C'est pour cela qu'il faut un travail dans les masses, car comme nous enseigne le marxisme, les ouvriers n'iront pas d'eux-mêmes à la révolution mais ils doivent être guidé par les éléments conscientisés (qu'il y est ou pas de parti !), le premier travail a mené dans les usines est surtout idéologique. Récemment, une lutte a était menée a l'usine, les ouvriers ayant un salaire ridicule, demandait une augmentation. Soudain les délégués syndicaux (CGT, FO, CFDT, CGC), d'ordinaire si discret et ayant bon appétit au resto avec le patron, ont hissé le drapeau rouge, ''camarades vous aurez votre augmentation !''. Les ouvriers réclamaient une hausse de 100euros net de plus par mois, les syndicats au bureau du patron n'en ont réclamé que 80. Alors que toute la production avait signé la grève (ce qui paralysé l'usine), les délégués syndicaux ont plutôt agités le drapeau blanc face au directeur, car au final ils ont simplement demandés une prime de 120euros seulement pour le mois d'avril 2008 !!! Rouge de colère, les ouvriers dont la grève a était annulée par les délégués n'ont reçut qu'une prime de 120euros comme gage d'annulation de grève et un salaire qui au final reste le même... J'ai vécu cette révolte de mes camarades, leurs ras de bol de ces syndicats au service des patrons ! L'usine affiche pourtant des bénéfices de 10 millions d'euros, les ouvriers ne reçoivent que les miettes de l'immense richesse qu'ils produisent. Ces ouvriers nageant dans les crédits, a qui on impose des cadences parfois difficiles et dans des conditions dangereuses, n'a pas cette conscience de classe qui est le seul remède a cette situation, le travail des communistes est de travailler auprès d'eux pour refaire naitre l'idéologie marxiste au sein de la classe laborieuse. »